Voici les paroles d'une chanson interprétée par Florent Pagny dans son album Abracadabra. J'aime bien les propos qui y sont tenus et j'espère qu'ils sont partagés par le plus grand nombre:
Un petit bout de femme en vrai
Qui parle pas le japonais,
Qui se prend pas pour une déesse
Un peu serrée dans son deux pièces.
Pas un canon de magazine
Dans ses dessous de cellophane,
Trempée debout dans la benzine,
Qui fait semblant d'être une femme.
Un petit bout de rien du tout,
Les mains croisées sur ses genoux,
Avec des airs de sainte nitouche,
Qui fait "han han" quand je la touche.
Pas une gravure aux yeux bidons,
Sur un panneau publicitaire,
Qui se donne l'air sur son carton
De pouvoir m'envoyer en l'air.
A tout peser, à bien choisir,
J'aime mieux tenir que trop courir,
J'aime mieux me dire que te mentir,
Et je préfère, quand vient la nuit,
Une femme à moi,
Qu'une fille dans Lui.
Un bout de femme mais de bon goût,
Qui sent le charme sous ses dessous,
Et puis, dessus, sur sa boutique,
Les parfums chics de Prisunic.
Pas une diva amidonnée,
Qui se trémousse à la télé,
Avec ses seins inanimés,
Qui voudrait bien me faire rêver.
A tout peser, à bien choisir,
J'aime mieux tenir que trop courir,
J'aime mieux me dire que te mentir,
Et je préfère, quand vient la nuit,
Une femme à moi,
Qu'une fille dans Lui.
Un bout de femme et son caddy,
Dans les rayons de chez Tati,
Fringuée comme un rhinocéros,
Mais une vraie femme de chair et d'os.
Pas la diva, pas le canon,
Pas la gravure, pas le carton,
Pas le panneau publicitaire,
Mais une femme qui veuille bien faire.