J'ai lu "La chinoise de Paname" de Brigitte Tchao,
paru en août 2002.C'est l'histoire de Gertrude Tou, chinoise née à Paris de parents nouvellement installés en France, exil forcé pour cause de travail et de famille à aider en Chine .
Cette histoire, son histoire, c'est Gertrude qui la raconte. Avec ses yeux et son coeur, elle narre le conflit culturel, le conflit générationnel, les difficultés de communication quand il y a différence de langue, les différences sociales...
J'ai eu beaucoup de mal à accrocher lors de la lecture de ce livre. L'écriture, les séquences de vie dans le désordre, les moments de vie plus philosophiques que concrets; je ne saurais définir exactement ce qui ne m'a pas convaincu.
Mais, pour ne pas laisser qu'une vision négative de ce roman, je joins à mon article, un article écrit par Carole Vantroys, dans la revue Lire, septembre 2002:
"Se prénommer Gertrude quand on s'appelle Tou et que l'on est d'origine chinoise
n'est pas facile à assumer. L'auteur de ce roman en sait quelque chose, elle qui fut prénommée Brigitte par une infirmière fan de Brigitte Bardot. Née en 1964 à Paris, de mère et de père chinois
- ce dernier étant arrivé en France il y a quarante-huit ans -, Brigitte Tchao relate sur le mode burlesque la double vie de Gertrude Tou, ni tout à fait française ni tout à fait
chinoise.
D'un côté, les livres de la bibliothèque Rouge et Or, les tubes de Michel Delpech et les vacances estampillées cent pour cent françaises chez Lucie Berck, la meilleure amie; de l'autre, les
chemises à col Mao cousues à la machine par maman, le canard laqué au goûter et les théières ornées de dragons aux langues de feu dans le restaurant familial...
Entre Gertrude et ses parents, le fossé culturel se double d'une incommunicabilité
linguistique, l'une maniant aussi mal la langue de Confucius que les autres celle de Racine! D'où malentendus et frustrations que la narratrice, devenue adulte, recense avec un sens certain de
l'autodérision mâtiné de profonde tendresse."
Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.