J'ai lu "Se résoudre aux adieux", paru en janvier 2007, de Philippe Besson.
C'est l'histoire de Louise qui, pour se guérir de son amour perdu, fuit sa ville, Paris. De La Havane
à Venise
, en passant
par New-York
, elle traine son chagrin et, pour l'exorciser, écrit à chaque étape de son voyage à Clément, l'unique
objet de son tourment. Enfin, elle revient en France
avec l'Orient Express
pour affronter sa vie et ses peurs. Bien sûr, un jour, elle guérit et en fait part à son ancien
amant dans une ultime lettre.
Dés les premières pages, j'ai su pourquoi j'avais acheté ce livre. Les mots auraient pu être les miens! J'y ai retrouvé ma souffrance. J'ai été
étonnée qu'un homme puisse écrire ces phrases, tellement féminines. Mais au fil des pages, j'ai trouvé longue cette complainte, ces reproches, cette introspection, ces scènes d'une
histoire d'amour et d'une rupture banales
. Justement peut-être trop proche de la réalité et pas assez de lyrisme! Le
choix d'un roman épistollaire accentue la lourdeur des monologues. Quelques descriptions des décors traversés viennent alléger cette auto-analyse.
Conclusion: à lire si on n'est pas ou plus concerné par un chagrin d'amour.
Cette critique n'a de valeur que parce qu'elle est mienne.